Tout savoir sur la radiothérapie : définition et traitement

Par Maëlle Denis

Publié le 04/01/2026

Tout savoir sur la radiothérapie : définition et traitement

Traitement clé contre de nombreux cancers, la radiothérapie s’appuie sur des technologies de pointe pour viser la tumeur avec précision tout en préservant au mieux les tissus alentours. Beaucoup de patients redoutent les effets secondaires ou ignorent le déroulement concret des séances. Cet article répond aux questions les plus fréquentes avec des explications claires, des exemples concrets et des conseils pratiques. Objectif: vous aider à avancer sereinement, bien informé.

💡 À retenir

  • Environ 50% des patients atteints de cancer reçoivent une forme de radiothérapie dans leur parcours de soins.
  • La radiothérapie peut cibler des tumeurs sans endommager les tissus sains environnants grâce à des techniques avancées.
  • Des études montrent que la radiothérapie peut augmenter les chances de survie des patients atteints de certains types de cancer.

Qu’est-ce que la radiothérapie ?

La radiothérapie est un traitement local du cancer qui utilise des rayonnements ionisants pour détruire les cellules tumorales ou empêcher leur multiplication. Elle peut être proposée seule ou combinée à la chirurgie et à la chimiothérapie, selon le type de cancer, sa localisation et son stade. Son but peut être curatif, pour éradiquer la maladie, ou antalgique, pour soulager des symptômes comme la douleur.

On parle d’un soin de haute précision qui se planifie au millimètre près. Un patient sur deux y aura recours au cours de son parcours. Dans la pratique, l’équipe ajuste la dose pour traiter efficacement la tumeur tout en limitant au maximum les effets sur les organes sains voisins.

Définition

Traitement utilisant des rayons de haute énergie pour endommager l’ADN des cellules cancéreuses, la radiothérapie vise la zone malade avec précision afin de réduire, contrôler ou éliminer la tumeur.

Comment fonctionne la radiothérapie ?

Le principe repose sur des rayons qui créent des lésions de l’ADN. Les cellules cancéreuses, moins aptes à se réparer, finissent par mourir, alors que les cellules saines récupèrent mieux. La radiothérapie est souvent administrée en plusieurs séances, un fractionnement qui permet d’additionner la dose utile tout en donnant du temps de récupération aux tissus voisins.

La dose totale se mesure en Gray, noté Gy. Selon les cas, un traitement comprend plusieurs séances par semaine pendant quelques semaines. Exemple typique: 5 séances hebdomadaires, sur 3 à 7 semaines. Pour des lésions petites et bien localisées, des protocoles courts et très ciblés sont possibles.

Principe de fonctionnement

Avant la première séance, un scanner de repérage définit l’anatomie du patient en position de traitement. Les médecins dessinent précisément les volumes à soigner et les organes à protéger; la physique médicale conçoit ensuite un plan d’irradiation qui répartit les faisceaux de manière optimale afin d’englober la cible et d’épargner les tissus sains.

A lire aussi  Comprendre le GAJ : glycémie à jeun et ses enjeux

Préparation au traitement

Le parcours débute par une consultation pour expliquer les objectifs et les effets possibles. Vient ensuite une séance de “simulation” avec un masque thermoformé pour la tête et le cou ou un matelas de contention pour le thorax ou le bassin. De petits repères cutanés, parfois des points de tatouage discrets, aident à reproduire la même position à chaque séance. Une étape de dosimétrie valide enfin la distribution des doses.

Conseils pratiques: portez des vêtements confortables, apportez une liste de vos traitements en cours, signalez toute douleur ou anxiété. Certaines personnes aiment écouter de la musique pendant les séances pour se détendre. Témoignage bref: “Je redoutais l’inconnu. Après la simulation, tout me paraissait clair et moins effrayant”, raconte Sophie, 42 ans.

Les différents types de radiothérapie

Les différents types de radiothérapie

On distingue deux grandes catégories: l’irradiation externe, délivrée par une machine située à l’extérieur du corps, et l’irradiation interne, où la source radioactive est placée au contact ou à l’intérieur de la zone à traiter. Le choix dépend de la localisation de la tumeur, de sa taille, de son extension et de l’objectif thérapeutique.

Les progrès technologiques ont transformé la précision du geste. Les techniques modernes modulent l’intensité des faisceaux, guident la séance par l’image et s’adaptent aux mouvements de respiration. Résultat: une meilleure protection des organes sains et un contrôle tumoral renforcé.

Radiothérapie externe

Elle utilise un accélérateur linéaire qui délivre des faisceaux de photons ou parfois de protons. Selon le plan, les faisceaux viennent de plusieurs directions, pour concentrer la dose sur la tumeur et réduire l’irradiation des tissus voisins.

  • IMRT (modulation d’intensité): sculpte la dose pour épouser la forme de la tumeur, utile près d’organes sensibles.
  • IGRT (guidée par l’image): vérifie la position juste avant la séance pour s’adapter aux variations anatomiques.
  • Stéréotaxie: délivre des doses élevées en peu de séances, très ciblée pour de petites lésions pulmonaires, hépatiques ou cérébrales.
  • Protonthérapie: le dépôt d’énergie est maximal dans la tumeur avec peu de dose au-delà, pertinent chez l’enfant ou près d’organes critiques.
  • Tomothérapie: combine scanner hélicoïdal et irradiation pour une répartition homogène autour de volumes complexes.

Radiothérapie interne

La source radioactive est placée au contact de la tumeur ou circule dans l’organisme sous forme de médicament. L’exemple le plus répandu est la curiethérapie pour la prostate, le col de l’utérus ou certaines tumeurs ORL.

  • Curiethérapie à bas ou haut débit de dose: cathéters ou applicateurs posés temporairement, la source irradie de l’intérieur.
  • Radiothérapie métabolique: iode 131 pour la thyroïde, radioligands pour certaines tumeurs neuroendocrines.
  • Radioembolisation: microsphères chargées d’yttrium-90 injectées dans les artères du foie pour traiter des métastases ou des carcinomes hépatiques.
A lire aussi  Tête qui gratte sans poux : les causes et solutions

Exemple concret: chez un patient avec cancer de la prostate à risque intermédiaire, la curiethérapie peut offrir un traitement court et ciblé avec un bon contrôle tumoral et une récupération rapide.

Effets et effets secondaires de la radiothérapie

Les effets dépendent de la zone traitée, de la dose et du terrain. Beaucoup sont transitoires et gérables. Les plus fréquents: fatigue, rougeur cutanée, irritation de la gorge en cas de traitement ORL, gêne digestive pour l’abdomen, ou urinaire pour le bassin. L’équipe donne des consignes écrites et reste disponible pour ajuster les soins de support.

Exemples de soins: crème émolliente sur la zone irradiée, bain de bouche en cas d’atteinte des muqueuses, hydratation renforcée, alimentation adaptée si nausées ou diarrhée. Informez rapidement le service en cas de douleur inhabituelle, de fièvre ou de gêne respiratoire.

Effets à court et long terme

Court terme: fatigue progressive au fil des semaines, rougeurs, sécheresse ou démangeaisons, troubles du goût, mucite, diarrhée, cystite irritative. Ces effets s’atténuent généralement quelques semaines après la fin du traitement. Long terme: possible fibrose tissulaire, légère raideur, troubles de la salivation, modifications de la sensibilité. Un lymphœdème peut survenir après irradiation axillaire ou pelvienne; kinésithérapie et bas de compression aident à le contrôler.

Conseils utiles pour limiter les effets: hydratez la peau, évitez les expositions solaires sur la zone traitée, préférez des vêtements doux, faites des pauses dans la journée, fractionnez les repas, arrêtez le tabac, pratiquez une activité physique douce si possible. En cas de douleur cutanée ou ulcération, parlez de la possibilité d’une radiodermite afin d’adapter les soins locaux.

Questions fréquentes sur la radiothérapie

Est-ce que la séance fait mal ? Non, l’irradiation elle-même est indolore. Vous restez seul quelques minutes dans la salle, en contact audio et vidéo avec l’équipe.

Combien de temps dure une séance ? 10 à 15 minutes en moyenne, parfois un peu plus pour l’installation et les contrôles d’image. Les séances stéréotaxiques peuvent être plus longues.

Maëlle Denis

Maëlle Denis, passionnée par le bien-être, partage sur son blog des conseils pratiques et des réflexions sur la santé. J'aime explorer des sujets variés pour aider chacun à mieux vivre au quotidien. Rejoignez-moi dans cette aventure vers une vie épanouie !

Rejoignez notre newsletter !

Je m'abonne

Plus d'actualités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.