Cœur qui bat à 40 pulsations : que faut-il savoir ?

Par Maëlle Denis

Publié le 09/01/2026

Cœur qui bat à 40 pulsations : que faut-il savoir ?

Sentir un cœur qui bat à 40 pulsations peut impressionner. Tantôt normal chez un sportif ou durant le sommeil, tantôt signe d’un trouble du rythme, tout dépend du contexte et des symptômes. Cet article vous aide à faire la part des choses, à reconnaître les signes à surveiller et à comprendre les examens et traitements possibles. L’objectif est simple : savoir quand rassurer et quand consulter sans tarder.

💡 À retenir

  • Un cœur qui bat à 40 pulsations correspond à une bradycardie. Chez un athlète ou pendant le sommeil cela peut être normal, mais si des symptômes apparaissent, consultez rapidement.
  • Environ 1% de la population souffre de bradycardie.
  • La bradycardie peut être causée par des facteurs médicaux ou des médicaments.
  • Il existe des traitements efficaces pour la bradycardie, selon la gravité.

Qu’est-ce qu’un cœur qui bat à 40 pulsations ?

On parle de bradycardie lorsque la fréquence cardiaque est inférieure à 60 battements par minute au repos. Un cœur qui bat à 40 pulsations entre donc dans cette définition. Cela peut être physiologique chez les personnes très entraînées, car leur cœur pompe efficacement, ou pendant le sommeil quand le corps ralentit.

Hors de ces situations, un rythme à 40 peut traduire un trouble de l’activation électrique cardiaque. Le cœur ne fournit alors plus assez de débit sanguin, ce qui explique la fatigue, les vertiges ou les malaises chez certaines personnes.

Définition de la bradycardie

La bradycardie désigne un ralentissement du rythme lié à une anomalie du nœud sinusal (le pacemaker naturel) ou du système de conduction. Une fréquence à 40 bpm n’est pas toujours dangereuse, mais elle devient problématique si elle provoque des symptômes ou si elle s’accompagne d’un bloc dans la transmission électrique.

On estime qu’environ 1% de la population présente une bradycardie, le plus souvent bénigne, parfois révélatrice d’un problème sous-jacent, surtout après un certain âge.

Les causes de la bradycardie

Un cœur qui bat à 40 pulsations peut s’expliquer par plusieurs mécanismes. Les causes cardiaques incluent la dysfonction du nœud sinusal, les blocs auriculo-ventriculaires et certaines séquelles d’infarctus. Le vieillissement du tissu de conduction est aussi fréquent, avec un tissu cicatriciel qui ralentit l’influx électrique.

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Des causes non cardiaques existent. Des médicaments comme les bêtabloquants, certains antiarythmiques, les inhibiteurs calciques bradycardisants ou la digoxine peuvent ralentir le cœur. L’hypothyroïdie, l’hypothermie, les troubles des électrolytes (potassium, magnésium), l’apnée du sommeil, des infections ou l’entraînement sportif intensif modifient également le rythme.

Facteurs de risque

  • Âge avancé et antécédents cardiaques
  • Prise de médicaments bradycardisants ou associations de traitements
  • Apnée du sommeil non traitée
  • Troubles hormonaux et métaboliques
  • Consommation d’alcool ou de drogues ralentissant le rythme

Symptômes associés

Symptômes associés

La bradycardie peut passer inaperçue, surtout chez les personnes actives. Elle devient gênante quand l’apport sanguin ne suit plus. Les signes les plus fréquents sont la fatigue, l’intolérance à l’effort, les étourdissements, la sensation de tête vide, les palpitations lentes, l’essoufflement et parfois des douleurs thoraciques.

Exemple concret : une personne avec un cœur qui bat à 40 pulsations qui se lève brusquement peut ressentir un voile noir. Un senior sous traitement pour l’hypertension peut se plaindre de chutes inexpliquées. Ces situations justifient une évaluation.

Signes cliniques

  • Syncope ou malaise avec perte de connaissance brève
  • Confusion, troubles de la concentration, irritabilité
  • Peau froide, marbrures, pouls lent et régulier ou avec pauses

Quand s’inquiéter ?

Un rythme à 40 peut être acceptable au repos chez un sportif et pendant la nuit. En dehors de ces cas, s’il existe des symptômes (étourdissements, douleurs thoraciques, essoufflement, malaise), une consultation rapide est souhaitable. Appelez les urgences si les symptômes sont sévères ou soudains, notamment en cas de douleur thoracique intense, syncope, essoufflement marqué ou faiblesse d’un membre.

Soyez vigilant si le ralentissement apparaît après un changement de traitement ou s’il survient sans raison chez une personne non sportive. Un cœur qui bat à 40 pulsations au repos en journée, associé à des malaises, mérite une exploration sans attendre.

Tests diagnostiques

Le bilan commence par un ECG, qui identifie la bradycardie et précise son mécanisme. Un enregistrement sur 24 à 72 heures par Holter aide à corréler les symptômes et les épisodes de ralentissement. Des tests d’effort savent révéler une incapacité à accélérer correctement le rythme.

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Un bilan sanguin recherche une cause corrigeable, en particulier la fonction thyroïdienne (TSH) et les électrolytes. Une échographie cardiaque peut évaluer la structure du cœur. Une étude du sommeil dépiste une apnée si les symptômes sont nocturnes ou en présence de ronflements et somnolence diurne.

Traitements disponibles

Le traitement dépend de la cause et des symptômes. Quand un médicament est en cause, un ajustement du dosage ou un changement de molécule est discuté avec le médecin. Les bradycardies liées à une hypothyroïdie s’améliorent avec le traitement hormonal. Les troubles d’électrolytes sont corrigés. L’apnée du sommeil bénéficie souvent d’une ventilation nocturne qui normalise le rythme.

Lorsque la bradycardie est symptomatique, récidivante, ou liée à un bloc de haut degré, l’implantation d’un stimulateur cardiaque peut s’imposer. Ce dispositif envoie des impulsions électriques pour maintenir une fréquence suffisante, ce qui réduit les malaises et améliore la tolérance à l’effort. Dans les situations aiguës, des médicaments temporaires peuvent soutenir la fréquence en attendant une solution durable.

Options médicamenteuses

  • Atropine en situation aiguë, sous surveillance médicale
  • Perfusions d’agents chronotropes en milieu hospitalier si besoin
  • Ajustement ou arrêt des traitements bradycardisants en cause

Pour un cœur qui bat à 40 pulsations avec symptômes, le choix du traitement se fait toujours au cas par cas, selon l’âge, les comorbidités et le mécanisme précis identifié à l’ECG.

Prévention et conseils

La prévention consiste à agir sur les causes modifiables et à surveiller son rythme. Faites réviser régulièrement votre ordonnance, surtout si vous prenez plusieurs médicaments qui ralentissent le cœur. Gérez la tension, le cholestérol et le diabète, car ces facteurs altèrent la conduction avec le temps.

Les sportifs doivent équilibrer charge d’entraînement et récupération. Si vous n’êtes pas entraîné et que vous observez durablement un rythme très bas, parlez-en à votre médecin. Utilisez votre montre cardio pour repérer les tendances, pas pour vous auto-diagnostiquer. Un cœur qui bat à 40 pulsations pendant le sommeil peut être normal, mais persistant au réveil avec fatigue doit alerter.

Maëlle Denis

Maëlle Denis, passionnée par le bien-être, partage sur son blog des conseils pratiques et des réflexions sur la santé. J'aime explorer des sujets variés pour aider chacun à mieux vivre au quotidien. Rejoignez-moi dans cette aventure vers une vie épanouie !

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